MAGALIE MADISON

magalie-madison-36.jpgMAGALIE MADISON

 

Un beau jour de printemps, Magalie a pointé le bout de son nez, cheveux couleur des blés, et déjà prête à fêter l’été. Le mois de juin ne conjugue pas seulement la fin du printemps et le solstice d’été, mais aussi le soleil à son zénith. Ce mélange singulier lui a, sans aucun doute, insufflé le goût pour la diversité. Dès son plus jeune âge, elle développe une inclination prononcée vers les arts sous toutes leurs formes. Sa frimousse ensoleillée, ses yeux pétillants la conduisent naturellement à prêter son image à la publicité. L’enfant rieuse grandit vite et, curieuse de tout, pousse la porte des maisons de production pour s’envoler dans un tourbillon d’auditions. Aussitôt fait, aussitôt repérée. Son air décalé lui vaut deux longues nattes, une grosse paire de lunettes, de vilaines salopettes et une voix vrillée pour aller comme un gant au personnage d’Annette, l’ado un brin déjantée de la série « Premiers Baisers ».

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Petit à petit, Magalie fait son nid au sein des séries. À être, ainsi, proche du soleil, arrive le moment où il faut battre de ses propres ailes. Non, elle n’est plus une ado, mais elle garde son âme d’enfant ancrée dans l’imaginaire des jeux et du rire. Elle aspire à faire rêver les tous petits et crée un stage sur le jeu et la création de masques. Au plus loin, au plus près de soi, les masques ne sont-il pas l’essence même du théâtre ? Magalie sort une nouvelle carte de sa boîte à magie : elle se révèle sur les planches dans un rôle de femme au bord de la crise de nerfs avec la pièce « Projection privée » et dans « Non-dits » où elle incarne une jeune veuve. A l’écran, elle illumine de sa présence une ribambelle de courts et longs métrages, dont « Ensemble, c’est tout » de Claude Berri, ainsi que "la fiancée de Dracula" de Jean Rollin. Comédienne et actrice. Magalie, un petit oisillon changé en colombe, un bel oiseau de printemps qui n’aspire qu’à pousser ses premiers pépiements. Nouveau défi, la chanson. Rigoureuse, elle apprend, lâche prise, lâche sa voix.

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Aujourd’hui, l’album qu’elle a écrit prendre son envol sur le net… Faut-il être né un beau jour de printemps pour avoir tant de cordes à son arc ? Faut-il avoir le soleil au zénith pour si bien mener sa barque ? Rien n’est moins sûr… Mais Magalie continue à monter, monter haut, en murmurant :

« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » (A.de Saint-Exupéry)

Texte de Junie-Géraldine Terrier

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Date de dernière mise à jour : 20/10/2013